24.05.2007

Les expositions

medium_IMG_5717.jpgA peine installées, les expositions proposées par le festival ont reçu la visite d’un public au regard des plus aiguisé. Cette journée proposait en effet aux scolaires la découverte en avant-première des expositions devant lesquels le public se pressera ce week-end.

medium_parfums_de_ville_munoz.jpgPalais du Grand large, salle Bouvet tout d’abord : six artistes sont réunis pour exposer leur vision des villes. Les Parfums de Villes ne suffisent pas à nos collégiens, certains voudraient toucher les croquis et tableaux, heureusement les professeurs veillent ! Les portraits de Catel renvoient aux jeunes l’actualité de ces dernières semaines, certains croyant même reconnaître parmi ces visages de parisiens des années 30 des candidats aux élections présidentielles. La lointaine Amérique Latine croquée par Di Rosa et Muñoz leur rappellerait plutôt l’Espagne. On s’intéresse aux techniques : de l’encre de Chine, « comme en cours d’art plastique », que François Avril emploie pour nous montrer Tokyo, au « blanco » que d’autres utilisent pour accentuer les contraste : la professeur de français en interdit pourtant l’usage ! Les collages de Barnerjee pour Calcutta inspirent : « on pourrait faire pareil pour montrer notre villes».
medium_IMG_5785.jpgMais c’est décidément François Schuiten qui séduit le plus nos jeunes critiques, par son trait capable de semer le trouble dans notre capacité à distinguer la fiction de la réalité, et ses estompes de villes existantes (Vienne, Bruxelles, Honfleur) se confondant avec celles représentant des villes sortant de son imagination.

medium_jeunesse_crozon.2.jpgLa salle Vauban est, elle, intégralement dédiée au jeune public. Des livres pas comme les autres sont ainsi exposés, à travers la réunion de sept grands noms de l’illustration jeunesse. Des planches issues des albums côtoient des livres en reliefs ou autres objets lisibles. C’est un véritable univers de chambre d’enfant qui est ainsi reconstitué au point que certains s’y croient presque, « t’assois pas là, ça fait partie de l’expo ! ». Là aussi, on voudrait pouvoir toucher ces vingt-quatre originaux souvent bariolés.
« On dirait des dessins d’enfants » osent certain, mais à leurs camarades de les rappeler à l’ordre : « non mais tu peux pas faire pareil que l’Art ». Et l’Art prend ainsi un rôle de média, ces artistes arrivant par leurs illustrations à approcher par des détours symboliques des sujets graves, pas toujours aussi faciles à aborder par des mots.

Julie Heurtel

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