25.05.2007
Les mythes attaquent…
Face au succès des romans de Tolkien et de J. K. Rowling, force est de constater que le mythe a la cote. Petits et grands, les lecteurs sont férus de fables et monstres en tous genres…
Cet après-midi, trois classes de lycéens étaient conviées à débattre avec Marie Desplechin, pour son roman Dragons (L’Olivier, 2003) et Insa Sané, auteur d’un premier roman intitulé Sarcelles-Dakar (Sarbacane, 2006). Quelle serait la littérature sans les mythes ? A chacun sa version… Le mythe du dragon est une façon implicite pour Marie de rendre hommage à un proche décédé, à travers le personnage d’Emmanuel. L’approche intimiste et la libération de la sexualité dans le roman semblent avoir interpellées les lycéens. Même thème, mais univers tout à fait différent pour Insa Sané. Pour cet auteur africain, le mythe sert en quelque sorte à réconcilier l’inconciliable, à partir du moment où l’on garde « notre âme d’enfant ». La sexualité est également présente dans son roman: « je pense qu’on peut tout écrire et je ne m’interdis rien, à partir du moment où la sincérité est présente. Et « ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace », rajoute t-il avec humour, « Tout le monde sait que le loup du Petit Chaperon rouge a une connotation sexuelle ». C’est du mythe grec d’Echo et Narcisse que s’inspire Insa Sane, qui transforme l’Harmattan (un vent du désert africain), en une créature féminine. Pour nous plonger dans son univers onirique, Insa s’enflamme, et attaque en slam une version du livre. De tous les mythes, il semblerait pourtant que celui de l’amour soit le plus difficile à élucider pour nos auteurs…
Valérie Nescop
18:05 Publié dans 2 - Journée lycéenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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