25.05.2007
Liana Levi : « rien n’est jamais joué pour un livre »
Vingt-cinq ans d’édition et son enthousiasme n’a pas pris une ride. Une enfance en Egypte d’abord, bercée par les langues italiennes, françaises et arabes. Puis des études à Paris et Liana Levi crée, « avec beaucoup d’inconscience », les éditions qui portent son nom. Aujourd’hui, elle reste fidèle à un choix assumé de rester « une petite maison », malgré quelques succès notables comme celui récent de Milena Agus (Mal de pierres, 2006).
Ce vendredi, elle animait une rencontre avec des professionnels, bibliothécaires et libraires, afin de présenter les dessous de « la chaîne du livre » qui amène les ouvrages jusqu’aux mains des lecteurs. Un processus qu’elle connaît sous tous ses aspects, car elle est aussi représentante des petits éditeurs au sein du Syndicat National de l’Edition, « aux avant-postes des transformations du secteur : intéressant, mais aussi effrayant ! ».
Car de faillites en rachats, dans un marché de plus en plus dominé par les grosses maisons d’éditions, le constat qu’elle dresse est peu glorieux. « Notre stratégie a été de collaborer avec d’importants diffuseurs / distributeurs (Gallimard en l’occurence) afin d’avoir un certain accès aux librairies », tout en se réjouissant que « les gestionnaires derrière leurs ordinateurs ne décident heureusement pas de tout dans l’édition ». Des best-sellers programmés peuvent encore faire des « bides » relatifs. Et, inversement, des auteurs à la réputation confidentielle peuvent obtenir malgré tout la confiance des lecteurs : « Rien n’est jamais joué pour un livre ».
Jean-Marie Ily
19:35 Publié dans 3 - Journée professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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