27.05.2007
Dans le monde sauvage
16h, le café littéraire ne désemplit pas, les festivaliers s’agglutinent pour pouvoir s’évader... La rencontre porte sur le monde sauvage et notamment les grands espaces américains. Un thème réccurent du festival, Jim Harrison (Dalva, Christian Bourgois, 1989 ; 10/18, 2004) était venu en l'an 2000, Elwood Reid (La seconde vie de D.B. Cooper, Albin Michel, 2005) l’an passé.
Cette année, Dan O’Brien a quitté son ranch où il élève des bisons (Les Bisons du Coeur-Brisé, Au Diable Vauvert, 2007), Mariusz Wilk a laissé derrière lui le Grand Nord russe (La maison au bord de l'Oniégo, Noir Sur Blanc, 2007). Melanie Wallace les accompagne. Son livre Sauvages (Grasset, 2007) se situe dans les Grandes Plaines de l’Amérique de l’Ouest mais elle y aborde le thème de l’enfermement. C’est sur cette contradiction qu’est lancé le débat.
Quant à Dan O’Brien, il explique dans un livre teinté d’autobiographie comment les vaches importées d’Europe ne sont pas faites pour les grandes plaines, d’où son intérêt pour les bisons. Elles donnent l’impression d’être des peintures qui ne cadrent pas dans le paysage : « elles ne sont que des touristes ! », s’indigne-t-il. Plus profondément, Dan O’Brien dresse le portrait des habitants de ces espaces reculés, et leur redonne une histoire qu’ils ne connaissent pas eux-mêmes. Et Mariusz Wilk de renchérir que les autochtones du nord-ouest de la Russie ne sont pas nombreux non plus à connaître leurs ancêtres. « J’ai l’impression que Dan O’Brien et moi écrivons des choses similaires, lui à l’Ouest et moi à l’Est ».
Grand voyageur, Mariusz Wilk est né en Pologne avant de traverser le grand nord russe, les pays baltes et bien d’autres pays. Parti à la rencontre des populations locales, il prétend que « pour bien voyager, il faut rester longtemps au même endroit ».
Julie Zaug
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