28.05.2007
Slam Sauvage à la chapelle
Comme les éléments s’acharnent sur le Quai Duguay-Trouin, chamboulant à coup de bourrasques la programmation de chapiteaux toutes toiles dehors, c’est dans un lieu moins conventionnel qu’on a pu entendre les échos de slams qui rythmaient le festival depuis quelques jours. « Slam Sauvage à la chapelle » aurait pu être le nom d’un documentaire d’Alain Gallet, suite logique « Des poissons rouges dans le bénitier », mais c’est en fait simplement d’une mini performance de slam qu’il s’est agi.
Les lieux sont imposants : bibliothèques pleines d’ouvrages anciens de chaque côté, vitraux aux fenêtres et grandes voûtes au dessus de nos têtes. Mais qu’importe pour le crew de Slam Sauvage qui s’apprête à offrir un prêche peu ordinaire. L’acoustique de la chapelle de l’Ecole Nationale de Marine Marchande les soulage de l’usage des micros. Les voilà partis pour le récital. Ils sont quatre slameurs : Rouda, Lyor, Neobled et Souleymane Diamanka. Ils lancent leur flow, chacun leur tour, chacun avec son propre style, seul ou dialoguant entre comparses.
Bien loin des clichés, c’est de la poésie qu’un public pourtant peu habitué à ce genre de manifestation est venu chercher. Et ils ont été servis par un plateau de choix. En français, polonais ou peul, le débit et la voix nous guident quand on ne comprend pas le sens. L’écho fait résonner des textes offerts à cœurs grand ouvert, des mots raisonnés pour les maux de la société, comme pour ceux des bonhommes. De « l’art contestataire », « juste un moment d’humanité » comme ils nous disent.
Une fois achevée une performance dont on n’aurait pas voulu entendre venir la fin, le public se lève, conquis autant que surpris. Une dame va voir Souleymane Diamanka, lui exprimer son émotion. Elle aussi écrit des textes, elle aimerait pouvoir oser aller plus loin. Ils échangent, sûrement à ce propos. Juste un moment d’humanité.
Julie Heurtel et Valérie Nescop
Les lieux sont imposants : bibliothèques pleines d’ouvrages anciens de chaque côté, vitraux aux fenêtres et grandes voûtes au dessus de nos têtes. Mais qu’importe pour le crew de Slam Sauvage qui s’apprête à offrir un prêche peu ordinaire. L’acoustique de la chapelle de l’Ecole Nationale de Marine Marchande les soulage de l’usage des micros. Les voilà partis pour le récital. Ils sont quatre slameurs : Rouda, Lyor, Neobled et Souleymane Diamanka. Ils lancent leur flow, chacun leur tour, chacun avec son propre style, seul ou dialoguant entre comparses.
Bien loin des clichés, c’est de la poésie qu’un public pourtant peu habitué à ce genre de manifestation est venu chercher. Et ils ont été servis par un plateau de choix. En français, polonais ou peul, le débit et la voix nous guident quand on ne comprend pas le sens. L’écho fait résonner des textes offerts à cœurs grand ouvert, des mots raisonnés pour les maux de la société, comme pour ceux des bonhommes. De « l’art contestataire », « juste un moment d’humanité » comme ils nous disent.
Une fois achevée une performance dont on n’aurait pas voulu entendre venir la fin, le public se lève, conquis autant que surpris. Une dame va voir Souleymane Diamanka, lui exprimer son émotion. Elle aussi écrit des textes, elle aimerait pouvoir oser aller plus loin. Ils échangent, sûrement à ce propos. Juste un moment d’humanité.
Julie Heurtel et Valérie Nescop
20:25 Publié dans 7 - Rencontres et débats | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
Oui, c'était ainsi vraiment.
Merci étonnants voyageurs d'ouvrir le slam à la littérature.
Ecrit par : mentol | 29.05.2007
Pas vu le slam cette année, mais très agréable rappel de bons moments l'an passé. Pourquoi le festival n'associerait-il pas plus fortement encore l'an prochain Slam et Poèsie
PS : excellent la Chapelle !
Ecrit par : Polo | 29.05.2007
Moi aussi, j'ai beaucoup apprécié ce slam, du haut de mes ...64ans !
Ecrit par : lucia22 | 04.06.2007
Woh, jlé écouté a la fnac = énorme l'album de Souleymane Diamanka !
Ecrit par : PoK | 16.06.2007
Les commentaires sont fermés.