27.05.2007

Prix Gens de Mer

medium_jury-prix-gens-de-mer.4.jpg
medium_Autissier-délibération-prix.2.jpg« On va clore le débat afin de se quitter bons amis ! », annonce Isabelle Autissier, présidente du jury du prix des Gens de mer, au terme d’une délibération publique passionnée. Si le style du Paquebot d’Hervé Hamon a ses partisans, c’est finalement Philippe Jaworski qui se voit récompensé pour sa nouvelle traduction du Moby Dick d’Herman Melville aux éditions de la Pléiade.

Jean-Marie Ily

L'esprit du voyage

La qualité de l’échange entre Gilles Lapouge (Le bois des amoureux, Albin Michel 2006) et André Velter (Midi à toutes les portes, Gallimard 2007) aura finalement réussi à faire oublier aux festivaliers l’absence de dernière minute de David Fauquemberg (lauréat du Prix Bouvier pour son roman Nullarbor, Hoebeke 2007) à l’auditorium. Sur le thème de l’esprit du voyage, de l’imaginaire à la réalité des frontières, les deux auteurs nous ont fait partager avec spontanéité et humour leur point de vue.

Si l’important est de voyager, ce n’est pas tant pour atteindre une arrivée souvent décevante que pour construire le chemin qui y mène. Ainsi le voyage n’est pas une fin en soi. L’ardennais André Velter invite chacun à se laisser guider par ses envies dans le cadre d’un voyage, comme lui se laisse guider par le nom des lieux et de la curiosité qu’ils suscitent à son esprit. « A condition de savoir abandonner la notion du temps pour voyager sans contrainte » ajoute-t-il, expliquant au passage que « les oiseaux n’ont de voyageurs que le nom tant leurs trajets sont automatisés ». Garder la liberté dans le voyage reste essentiel !

Pour Gilles Lapouge, il faut penser que le voyage peut également venir à nous, comme c’est le cas dans son roman. Lorsqu’un voyageur débarque dans un village, racontant les choses du monde, il devient vite un personnage très important. Peu importe d’ailleurs que ce qu’il raconte soit vrai ou faux la frontière est mince du moment qu’il fait voyager en rêve son auditoire…

Une notion de frontière qui passionne Lapouge, qui voit ceux qui les tracent et ceux qui les gardent comme des personnages fascinants. « Seul Dieu peut décider qui a telle nationalité ou telle autre » pense-t-il depuis sa prime jeunesse. Velter, grand amoureux de l’Inde, raconte encore comment il a attendu des années l’ouverture par la Chine de la frontière tibétaine aux voyageurs individuels, et le plaisir d’autant plus grand de la franchir à pied. Alors, peut-on imaginer un monde sans frontières ? Et même si elles existent, qu'elles puissent au moins être dépassées...

Paul Vulcain

26.05.2007

Remise des prix du concours de nouvelles

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Zoé FREUND, Pierre GAUVIN, Théo LECLERE, Caroline PARTIOT, Tibault LETOUT

Et voici les 5 lauréats :

- Pierre GAUVIN, « Mimo », en terminale au lycée de la Fontaine des eaux, Dinan (22)

- Zoé FREUND, « Une mare de boue », en 4ème au collège Victor Hugo, Nantes (44)

- Tibault LETOUT, « Ailleurs », en 1ère au lycée Fénlon, Elbeuf (76)

- Caroline PARTIOT, « Les fleurs de l’aube », en 1ère au lycée franco allemand, Buc (78)

- Théo LECLERE, « De l’autre coté », en 4ème au collège de Montalembert, Nogent sur Marne (94)


Pour en savoir plus sur le concours de nouvelles

medium_nadege.2.jpgNadège Michelle, comédienne et chanteuse, a lu le texte de Pierre Gauvin lors de cette remise de prix qui comptait la présence de Marie Desplechin (à gauche), marraine du concours cette année, qui a proposé les 2 incipits et présidé le jury, Michel Edouard Leclerc, partenaire de cette aventure au travers des espaces culturels Leclerc, René Couaneau (à droite), maire de Saint-Malo.

Julie Zaug